Ce que je défends
Une foi biblique
Je défends une foi biblique, parce qu’une foi qui n’a plus de fondation devient vite une foi à la carte. Pour moi, la Bible n’est pas un décor spirituel, ni un livre que l’on ouvre seulement quand on va mal. Elle est la référence qui éclaire la pensée, forme les convictions et donne un cadre à la relation avec Dieu. Une foi biblique ne cherche pas à tordre le texte pour s’arranger avec ses envies, elle accepte d’être corrigée, recadrée et guidée.
« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Psaume 119:105).
C’est aussi une foi qui reste simple : elle ne dépend pas des tendances, elle ne change pas au rythme des opinions. Elle apprend à discerner, à comprendre et à vivre la vérité avec cohérence.
Une vie chrétienne disciplinée
Je défends une vie chrétienne disciplinée, parce que la foi ne se vit pas uniquement dans les moments forts, les bonnes saisons ou les jours où l’on “ressent”. La relation avec Dieu se construit dans la durée, et la durée demande de la constance. La discipline, ce n’est pas de la rigidité, c’est une fidélité quotidienne : prier même quand on n’a pas envie, lire la Parole même quand on est fatigué, garder une ligne de conduite même quand c’est facile de glisser.
« Exerce-toi à la piété » (1 Timothée 4:7).
Une vie disciplinée protège la foi contre l’instabilité. Elle évite que la vie chrétienne soit conduite par l’humeur, les émotions ou l’ambiance du moment. Elle donne une foi stable, pratique, vécue dans le réel.
La maturité spirituelle
Je défends la maturité spirituelle, parce qu’une foi qui ne grandit pas finit par devenir fragile. La maturité, ce n’est pas connaître beaucoup de versets ou parler un langage chrétien. C’est avoir une foi stable, lucide, capable de tenir quand l’émotion retombe, quand les gens déçoivent, quand les saisons changent. C’est apprendre à discerner, à ne pas se laisser emporter par n’importe quel discours, et à rester cohérent.
« Nous ne serons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine » (Éphésiens 4:14).
La maturité spirituelle se voit dans le caractère, dans la capacité à aimer, à pardonner, à se corriger, à rester droit, et à marcher avec Dieu sans bruit inutile. Elle donne une foi crédible, enracinée et durable.
La responsabilité individuelle
Je défends la responsabilité individuelle, parce que la foi ne se vit pas par procuration. Personne ne peut croire à ma place, décider à ma place, obéir à ma place, ou porter ma relation avec Dieu à ma place. Les conseils sont utiles, l’encadrement aussi, mais au final chacun doit répondre de ses choix, de ses priorités et de sa marche.
« Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12).
La responsabilité individuelle empêche la fuite. Elle empêche aussi de mettre tout sur le dos des autres : l’Église, le pasteur, la famille, l’entourage, les démons, les circonstances. Elle pousse à grandir, à discerner, à choisir, et à assumer.
Ce que je défends
Le folklore religieux
Je refuse le folklore religieux, parce qu’il remplace l’essentiel par l’accessoire. Il transforme la foi en décor, en habitudes automatiques, en gestes répétés sans profondeur. On finit par confondre la vie chrétienne avec des codes, des cris, des slogans, des scènes, des démonstrations, alors que le cœur de l’Évangile est une relation réelle avec Dieu et une transformation intérieure visible dans le caractère.
Le folklore donne l’illusion de la spiritualité, mais il ne produit pas forcément la maturité. Il peut remplir une salle, créer une ambiance, impressionner, mais laisser la vie inchangée. Je refuse une foi qui se résume à “faire chrétien” au lieu de vivre chrétien, une foi où l’on performe plus qu’on ne marche, où l’on cherche l’effet plutôt que la vérité.
La manipulation spirituelle
Je refuse la manipulation spirituelle sous toutes ses formes. Celle qui utilise la peur, la culpabilité ou la honte pour contrôler les gens. Celle qui instrumentalise Dieu pour obtenir de l’argent, de l’obéissance aveugle, de l’influence ou de la loyauté humaine. Celle qui fait croire que si tu n’acceptes pas une instruction, une offrande, une direction, tu es rebelle, impur ou maudit.
La foi n’est pas un outil de domination. L’Évangile libère, il n’écrase pas. Je refuse une spiritualité où l’on fabrique des dépendances humaines, où l’on empêche les croyants de réfléchir, où l’on remplace le discernement par la soumission. Une vraie foi construit des hommes et des femmes responsables, capables de comprendre, de décider et de grandir, pas des personnes tenues par la peur.
Le sensationnalisme
Je refuse le sensationnalisme, cette obsession du spectaculaire qui donne l’impression que Dieu ne travaille que dans le bruit, les émotions fortes et les événements extraordinaires. Je refuse l’idée que la présence de Dieu se mesure à l’intensité d’une ambiance ou au volume d’une voix.
Le sensationnalisme rend la foi instable, parce qu’il conditionne la relation à Dieu à des pics d’émotion. Quand l’émotion retombe, certains pensent que Dieu est absent. Alors qu’une foi solide apprend aussi à marcher dans le calme, dans le silence, dans la routine, dans les saisons où l’on ne ressent rien de particulier. Je crois que Dieu transforme souvent plus dans la profondeur que dans l’éclat, plus dans la durée que dans l’instant.
L’hypocrisie chrétienne
Je refuse l’hypocrisie chrétienne, celle qui consiste à afficher une spiritualité impeccable en public tout en vivant l’inverse en privé. Celle qui juge fort, mais se corrige peu. Celle qui prêche la vérité, mais refuse de l’appliquer à sa propre vie.
Une foi qui ne touche pas le caractère devient un discours vide. Une foi qui ne produit pas la cohérence finit par dégoûter, parce qu’elle donne l’impression que Dieu est une excuse, un masque, ou un statut. Je refuse une vie chrétienne où l’on parle beaucoup de Dieu, mais où l’on manque d’amour, de justice, de fidélité, de vérité. Le vrai témoignage ne se fait pas seulement par des paroles, il se fait par une vie cohérente, simple et droite.